dream a little

dream a little
Hold me close and hold me fast
The magic spell you cast
This is la vie en rose

When you kiss me heaven sighs
And tho I close my eyes
I see la vie en rose

When you press me to your heart
Im in a world apart
A world where roses bloom

And when you speak...angels sing from above
Everyday words seem...to turn into love songs

Give your heart and soul to me
And life will always be
La vie en rose
# Posté le vendredi 05 janvier 2007 05:44
Modifié le vendredi 05 janvier 2007 07:18

Le Crapeau Chanteur

Le Crapeau Chanteur
Il était une fois,
Dans ma charmante contrée
L'histoire d'un crapeau maladroit
Qui ne savait pas chanter.

Dans tous les villages voisins
Son innodible complainte
En repoussait plus d'un.
Tout le monde exprimait ses plaintes.

Je décidais d'aller dans les Terres du Marais,
Là où la mélancolie se fait entendre,
Pour trouver l'animal égaré
Qui ne devait pas être tendre.

À mes yeux, je fus surprise...
Je le vis alors en pleurs
Fredonnant d'une voix exquise
L'apologie d'un grand malheur

"J'ai perdu ma plume,
Avec elle je parlais à la lune!
En éternuant à cause d'un rhume,
j'ai causé mon infortune..."

La plume en question était magique
Elle poussait sa voix jusqu'au ciel
Et ses rêves utopiques
Le faisait chanter à merveille

Les riverains éloignés
Ne pouvait entendre qu'un écho
Que le vent et les arbres déformaient
Au point de n'ouïre qu'un croassement de crapeau.

Je vis passer une mouette
J'allais lui demander sa plus belle plume
Puis d'un coup de ma baguette
J'en écartais toute amertume.

J'en fis présent au batracien
Qui, heureux de mon dévouement
Composa un dou refrain
Qu'il se mit à chanter gaiement.

Les arbres se faisaient buissons,
Le vent devint simple brise,
Et la joie de cette chanson
Fût alors comprise.

Et dans les villes environnantes
On peut entendre encore
Les mélodies ennivrantes
D'un gentil crapeau sans remords...
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# Posté le vendredi 05 janvier 2007 09:40
Modifié le vendredi 12 janvier 2007 10:53

Le Loup de la Forêt des Songes

Le Loup de la Forêt des Songes
Il était une sombre forêt,
Au delà des Terres amicales,
Où il me fallait aller
Pour y ceuillir des fleurs médicales.

Ses bosquets labyrinthesques
Avaient fait naître une légende
Celle d'un loup gigantesque
Qui errait dans les Landes.

J'étais pleine de volonté pour guérir un ami
Qui avait mangé de mauvaises baies.
Les fruits l'avaient rétréci.
J'étais seule à pouvoir le soigner.

Biensûr j'avais peur,
Mais je savais qu'il n'y avait qu'à cet endroit
Que je pouvais trouver les grandes fleurs
Ingrédient principal d'une potion à moi.

Armée d'une carte et d'une boussole
Je m'aventurais hardemment
Apeurée, car sur le sol
Je voyais les traces du loup géant.

Puis tout à coup j'eu un doute.
Pourquoi avoir peur d'une telle créature?
Même si tout le monde la redoute...
De son existence je voulais être sûre.

Alors je décidais de suivre les empreintes
Qui menaient droit à la cascade.
Tout à coup je n'eu plus de craintes
Puisqu'un agneau y faisait sa parade.

Nous nous regardâmes longtemps,
Puis il vint serein.
Il me dit très gentiment:
"Je suis un loup végétarien."

Mes yeux s'écarquillaient alors...
"Mais non petit! tu n'es qu'un agneau"
Il m'expliqua qu'on lui avait jeté un sort.
Qu'un magicien voulait le rendre beau.

Ce loup qui n'avait mangé personne
N'aimait, en fait, que les fruits mûres.
Non pas qu'il déraisonne
Mais il faut des exceptions à la nature!

Nous discutâmes la journée entière
Puis il m'indiqua où je trouverai mes fleurs.
De son apparence il était fier
Car enfin, on lui reconnaissait un coeur.

Je revint à mon village
Et guérit mon ami.
Je me promis d'être plus sage
Et d'écouter plus souvent les paroles d'autruis.

Car les ragots des gens
Sont bien souvent
plus méchants
que les méchants
# Posté le vendredi 05 janvier 2007 11:04

Le Miroir aux Illusions

Le Miroir aux Illusions
Dans le fin fond d'un bois,
Était un grand arbre,
Dont les éloges, ma fois,
Ne laissaient pas de marbre;

Car il était dit
Que chaque année, un jour d'hiver,
L'arbre revêtait ses beaux habits
Et ses fleurs s'épanouïssaient au grand air.

Je me devais d'assister à l'évênement.
La foule affluait en même temps que moi.
Pour la joie des petits et des grands
La floraison ne tarda pas.

La beauté était sans pareil,
Les gens semblaient heureux.
Les musiciens comblaient nos oreilles.
Les autres dansaient deux par deux.

La fête dura jusqu'à la nuit.
Puis il fallait coucher les enfants.
Alors chacun rentrait chez lui
Ravi d'une journée passée gaiement.

Je restais là,
Pleine d'admiration.
Le calme se faisait plat,
J'en profitais pour ma méditation.

Fixant l'arbre de toutes mes forces,
Je vis alors s'écouler
Une eau claire sur son écorsse
Qui, sur le tron, se rassemblait.

Les gouttes recouvrirent tout le bois,
Elles scintillaient sous les rayons de lune.
Je me levais, tout en émoi,
Et invoquais la magie des runes.

Le ruissellement avait formé un miroir
Dont le rayonnement m'aveuglait presque.
J'y plongeais doucement mon regard.
Ce que j'entrevus me paru grotesque:

Je m'y voyais caricaturée,
Mes membres avaient changé de forme.
Que vous dire de la grosseur de mon nez?
Mon visage semblait diforme.

Puis, tout à coup, je devins belle.
Ma silhouette était devenue fine.
Je ressentais un plaisir sans pareil
De me voir d'aussi jolie mine.

Puis, tout redevint sombre.
Je repris mes esprits.
Je regardais l'arbre dans l'ombre.
Je compris que l'illusion était finie.

Me vint subitement un grand sourire
Et je me dis que, finalement,
Ce que j'avais ressenti était à rire
Car je m'étais admirée jalousement.

Chacun a ses défauts et qualités,
C'est là le reflet de chaque personne.
Pourtant, je suis bien soulagée
De n'être ni méchante, ni bonne.

Peu importe l'illusion de l'apparence,
Pouvu que la sagesse soit votre atout...
Là où est notre différence,
C'est la magie en chacun de nous...
# Posté le lundi 08 janvier 2007 06:44

Le Tournois des Sorciers

Le Tournois des Sorciers
Le tournoi était un événement,
Attendu par les magiciens et magiciennes,
Qui n'avait pas eu lieu depuis longtemps
Et qui demandait la maîtrise de techniques anciennes.

Il fallait, pour gagner,
Présenter trois incantations
Que la sagesse de nos aînés
Allait reconnaître pendant la représentation.

Nulle combat n'était autorisé.
Il aurait été trop violent
Car seuls les plus expérimentés
Pouvaient y exposer leurs talents.

Je n'avais pas souhaité y participer
Mais je préparais, tout de même,
Quelques sorts que j'avais inventé,
Au cas où il y aurait problème.

Vint enfin le grand jour,
Ou plutôt, la grande nuit.
Il y avait là musiciens et troubadours,
Ainsi que les "Grands" de la magie.

À la suite d'un long discours,
De l'illustre Escorza,
Résonnèrent trompettes et tambours,
Puis, le spectacle commença.

Ils étaient quanrante, ni plus, ni moins.
Reconnus par tous évidemment.
La compétition était rude, mais néanmoins,
L'un d'eux semblait plus hardent.

Je le reconnaissait très bien.
C'était le célèbre magicien noir.
Il était doué c'était certain,
Mais sa damnation lui laissait peu d'espoirs.

Dans le doute de ses intentions,
Je lui lançais un sort discrètement,
Ce qui était interdit pendant la compétition.
Le connaisant, je ne pouvais faire autrement.

"Ô! Rune du soir et de la nuit,
Transforme donc ce coeur de pierre,
Qu'il tombe amoureux fou de celle qui devant lui
Sera la plus belle et la plus fière."

Puis je me dis que ça ne suffisait pas encore.
Alors, je pris sur moi de recommencer.
Je connaissais les sanctions pour mes torts
Mais je devais tous nous protéger.

"Ô! Rune de l'eau si claire,
Lave cet ange noir de son égoïsme.
Que ses mauvaises pensées l'exaspèrent,
Qu'il rêve et pleure son pessimisme."

"Ô! Rune des étoiles et des cieux,
Que votre celeste lumière illumine les esprits,
Quelle fasse à chacun ouvrir les yeux,
Qu'il découvre la bonté en lui."

Et à ce moment,
Alors qu'il allait éxécuter son dernier tour,
Il s'approcha de la Reine doucement
Pour lui déclarer son Amour.

Des larmes coulaient sur son visage.
Je ne m'étais donc pas trompée.
Son âme était devenue sage,
Et il offrit le beau présent que l'on puisse donner:

Il mit ses mains sur sa poitrine
Et en sortit son coeur.
Il le transforme en une bague divine
Et en fit don à la Reine qui pleurait de bonheur.

Escorza se leva,
Posa sa main sur sa tête,
Il admit sa victoire qu'il déclara,
Alors, la foule applaudit et chanta à tu tête.

Je vis Escorza le Grand
Qui détourna son regard en ma direction.
Je compris que mon châtiment
Serait pris par lui-même en considération.

Une fois la foule dispersée,
J'allais le voir moi-même.
"Punissez-moi, car j'ai fauté.
Récolte la tempête à qui la sème."

"Tu as gagné, déclara-t'il.
Tes trois sorts m'ont impressionnés de sagesse.
Tu nous as protégé de ce reptile.
Sa brutalité est maintenant caresse.

Je connaissais ses intentions:
Il allait me voler cette baguette.
À présent, je t'en fait don,
Car elle doit revenir à quelqu'un d'honête.

Tu n'as point participer à ce théâtre,
Ton humilité s'ajoute à tes avantages,
Au milieu de cet univers disparate,
Je te souhaite mes meilleurs présages."

Je lui fis ma révérence,
Il fit la sienne comme à un Maître.
Il s'en alla dans l'indifférence.
Je rougis à ne plus m'en remettre.

Je fis voeu de n'utiliser l'objet magique
Que si j'y étais vraiment obligée,
Car si les circonstances devenaient tragiques,
J'aurais alors le pouvoir d'y remédier.

Je rentrais ensuite dans ma demeure,
Allais fumer ma pipe auprès du feu
Pour profiter de la douce chaleur
Et me reposer un peu.

Je songeais à mes torts
Et à l'honneur qui m'avait été fait.
Puis, je réfléchissais encore
Aux aventures qui m'attendaient...
# Posté le jeudi 11 janvier 2007 11:19
Modifié le vendredi 12 janvier 2007 03:07