Il était une fois,
Dans ma charmante contrée
L'histoire d'un crapeau maladroit
Qui ne savait pas chanter.
Dans tous les villages voisins
Son innodible complainte
En repoussait plus d'un.
Tout le monde exprimait ses plaintes.
Je décidais d'aller dans les Terres du Marais,
Là où la mélancolie se fait entendre,
Pour trouver l'animal égaré
Qui ne devait pas être tendre.
À mes yeux, je fus surprise...
Je le vis alors en pleurs
Fredonnant d'une voix exquise
L'apologie d'un grand malheur
"J'ai perdu ma plume,
Avec elle je parlais à la lune!
En éternuant à cause d'un rhume,
j'ai causé mon infortune..."
La plume en question était magique
Elle poussait sa voix jusqu'au ciel
Et ses rêves utopiques
Le faisait chanter à merveille
Les riverains éloignés
Ne pouvait entendre qu'un écho
Que le vent et les arbres déformaient
Au point de n'ouïre qu'un croassement de crapeau.
Je vis passer une mouette
J'allais lui demander sa plus belle plume
Puis d'un coup de ma baguette
J'en écartais toute amertume.
J'en fis présent au batracien
Qui, heureux de mon dévouement
Composa un dou refrain
Qu'il se mit à chanter gaiement.
Les arbres se faisaient buissons,
Le vent devint simple brise,
Et la joie de cette chanson
Fût alors comprise.
Et dans les villes environnantes
On peut entendre encore
Les mélodies ennivrantes
D'un gentil crapeau sans remords...
Dans ma charmante contrée
L'histoire d'un crapeau maladroit
Qui ne savait pas chanter.
Dans tous les villages voisins
Son innodible complainte
En repoussait plus d'un.
Tout le monde exprimait ses plaintes.
Je décidais d'aller dans les Terres du Marais,
Là où la mélancolie se fait entendre,
Pour trouver l'animal égaré
Qui ne devait pas être tendre.
À mes yeux, je fus surprise...
Je le vis alors en pleurs
Fredonnant d'une voix exquise
L'apologie d'un grand malheur
"J'ai perdu ma plume,
Avec elle je parlais à la lune!
En éternuant à cause d'un rhume,
j'ai causé mon infortune..."
La plume en question était magique
Elle poussait sa voix jusqu'au ciel
Et ses rêves utopiques
Le faisait chanter à merveille
Les riverains éloignés
Ne pouvait entendre qu'un écho
Que le vent et les arbres déformaient
Au point de n'ouïre qu'un croassement de crapeau.
Je vis passer une mouette
J'allais lui demander sa plus belle plume
Puis d'un coup de ma baguette
J'en écartais toute amertume.
J'en fis présent au batracien
Qui, heureux de mon dévouement
Composa un dou refrain
Qu'il se mit à chanter gaiement.
Les arbres se faisaient buissons,
Le vent devint simple brise,
Et la joie de cette chanson
Fût alors comprise.
Et dans les villes environnantes
On peut entendre encore
Les mélodies ennivrantes
D'un gentil crapeau sans remords...
