Le tournoi était un événement,
Attendu par les magiciens et magiciennes,
Qui n'avait pas eu lieu depuis longtemps
Et qui demandait la maîtrise de techniques anciennes.
Il fallait, pour gagner,
Présenter trois incantations
Que la sagesse de nos aînés
Allait reconnaître pendant la représentation.
Nulle combat n'était autorisé.
Il aurait été trop violent
Car seuls les plus expérimentés
Pouvaient y exposer leurs talents.
Je n'avais pas souhaité y participer
Mais je préparais, tout de même,
Quelques sorts que j'avais inventé,
Au cas où il y aurait problème.
Vint enfin le grand jour,
Ou plutôt, la grande nuit.
Il y avait là musiciens et troubadours,
Ainsi que les "Grands" de la magie.
À la suite d'un long discours,
De l'illustre Escorza,
Résonnèrent trompettes et tambours,
Puis, le spectacle commença.
Ils étaient quanrante, ni plus, ni moins.
Reconnus par tous évidemment.
La compétition était rude, mais néanmoins,
L'un d'eux semblait plus hardent.
Je le reconnaissait très bien.
C'était le célèbre magicien noir.
Il était doué c'était certain,
Mais sa damnation lui laissait peu d'espoirs.
Dans le doute de ses intentions,
Je lui lançais un sort discrètement,
Ce qui était interdit pendant la compétition.
Le connaisant, je ne pouvais faire autrement.
"Ô! Rune du soir et de la nuit,
Transforme donc ce coeur de pierre,
Qu'il tombe amoureux fou de celle qui devant lui
Sera la plus belle et la plus fière."
Puis je me dis que ça ne suffisait pas encore.
Alors, je pris sur moi de recommencer.
Je connaissais les sanctions pour mes torts
Mais je devais tous nous protéger.
"Ô! Rune de l'eau si claire,
Lave cet ange noir de son égoïsme.
Que ses mauvaises pensées l'exaspèrent,
Qu'il rêve et pleure son pessimisme."
"Ô! Rune des étoiles et des cieux,
Que votre celeste lumière illumine les esprits,
Quelle fasse à chacun ouvrir les yeux,
Qu'il découvre la bonté en lui."
Et à ce moment,
Alors qu'il allait éxécuter son dernier tour,
Il s'approcha de la Reine doucement
Pour lui déclarer son Amour.
Des larmes coulaient sur son visage.
Je ne m'étais donc pas trompée.
Son âme était devenue sage,
Et il offrit le beau présent que l'on puisse donner:
Il mit ses mains sur sa poitrine
Et en sortit son coeur.
Il le transforme en une bague divine
Et en fit don à la Reine qui pleurait de bonheur.
Escorza se leva,
Posa sa main sur sa tête,
Il admit sa victoire qu'il déclara,
Alors, la foule applaudit et chanta à tu tête.
Je vis Escorza le Grand
Qui détourna son regard en ma direction.
Je compris que mon châtiment
Serait pris par lui-même en considération.
Une fois la foule dispersée,
J'allais le voir moi-même.
"Punissez-moi, car j'ai fauté.
Récolte la tempête à qui la sème."
"Tu as gagné, déclara-t'il.
Tes trois sorts m'ont impressionnés de sagesse.
Tu nous as protégé de ce reptile.
Sa brutalité est maintenant caresse.
Je connaissais ses intentions:
Il allait me voler cette baguette.
À présent, je t'en fait don,
Car elle doit revenir à quelqu'un d'honête.
Tu n'as point participer à ce théâtre,
Ton humilité s'ajoute à tes avantages,
Au milieu de cet univers disparate,
Je te souhaite mes meilleurs présages."
Je lui fis ma révérence,
Il fit la sienne comme à un Maître.
Il s'en alla dans l'indifférence.
Je rougis à ne plus m'en remettre.
Je fis voeu de n'utiliser l'objet magique
Que si j'y étais vraiment obligée,
Car si les circonstances devenaient tragiques,
J'aurais alors le pouvoir d'y remédier.
Je rentrais ensuite dans ma demeure,
Allais fumer ma pipe auprès du feu
Pour profiter de la douce chaleur
Et me reposer un peu.
Je songeais à mes torts
Et à l'honneur qui m'avait été fait.
Puis, je réfléchissais encore
Aux aventures qui m'attendaient...
Attendu par les magiciens et magiciennes,
Qui n'avait pas eu lieu depuis longtemps
Et qui demandait la maîtrise de techniques anciennes.
Il fallait, pour gagner,
Présenter trois incantations
Que la sagesse de nos aînés
Allait reconnaître pendant la représentation.
Nulle combat n'était autorisé.
Il aurait été trop violent
Car seuls les plus expérimentés
Pouvaient y exposer leurs talents.
Je n'avais pas souhaité y participer
Mais je préparais, tout de même,
Quelques sorts que j'avais inventé,
Au cas où il y aurait problème.
Vint enfin le grand jour,
Ou plutôt, la grande nuit.
Il y avait là musiciens et troubadours,
Ainsi que les "Grands" de la magie.
À la suite d'un long discours,
De l'illustre Escorza,
Résonnèrent trompettes et tambours,
Puis, le spectacle commença.
Ils étaient quanrante, ni plus, ni moins.
Reconnus par tous évidemment.
La compétition était rude, mais néanmoins,
L'un d'eux semblait plus hardent.
Je le reconnaissait très bien.
C'était le célèbre magicien noir.
Il était doué c'était certain,
Mais sa damnation lui laissait peu d'espoirs.
Dans le doute de ses intentions,
Je lui lançais un sort discrètement,
Ce qui était interdit pendant la compétition.
Le connaisant, je ne pouvais faire autrement.
"Ô! Rune du soir et de la nuit,
Transforme donc ce coeur de pierre,
Qu'il tombe amoureux fou de celle qui devant lui
Sera la plus belle et la plus fière."
Puis je me dis que ça ne suffisait pas encore.
Alors, je pris sur moi de recommencer.
Je connaissais les sanctions pour mes torts
Mais je devais tous nous protéger.
"Ô! Rune de l'eau si claire,
Lave cet ange noir de son égoïsme.
Que ses mauvaises pensées l'exaspèrent,
Qu'il rêve et pleure son pessimisme."
"Ô! Rune des étoiles et des cieux,
Que votre celeste lumière illumine les esprits,
Quelle fasse à chacun ouvrir les yeux,
Qu'il découvre la bonté en lui."
Et à ce moment,
Alors qu'il allait éxécuter son dernier tour,
Il s'approcha de la Reine doucement
Pour lui déclarer son Amour.
Des larmes coulaient sur son visage.
Je ne m'étais donc pas trompée.
Son âme était devenue sage,
Et il offrit le beau présent que l'on puisse donner:
Il mit ses mains sur sa poitrine
Et en sortit son coeur.
Il le transforme en une bague divine
Et en fit don à la Reine qui pleurait de bonheur.
Escorza se leva,
Posa sa main sur sa tête,
Il admit sa victoire qu'il déclara,
Alors, la foule applaudit et chanta à tu tête.
Je vis Escorza le Grand
Qui détourna son regard en ma direction.
Je compris que mon châtiment
Serait pris par lui-même en considération.
Une fois la foule dispersée,
J'allais le voir moi-même.
"Punissez-moi, car j'ai fauté.
Récolte la tempête à qui la sème."
"Tu as gagné, déclara-t'il.
Tes trois sorts m'ont impressionnés de sagesse.
Tu nous as protégé de ce reptile.
Sa brutalité est maintenant caresse.
Je connaissais ses intentions:
Il allait me voler cette baguette.
À présent, je t'en fait don,
Car elle doit revenir à quelqu'un d'honête.
Tu n'as point participer à ce théâtre,
Ton humilité s'ajoute à tes avantages,
Au milieu de cet univers disparate,
Je te souhaite mes meilleurs présages."
Je lui fis ma révérence,
Il fit la sienne comme à un Maître.
Il s'en alla dans l'indifférence.
Je rougis à ne plus m'en remettre.
Je fis voeu de n'utiliser l'objet magique
Que si j'y étais vraiment obligée,
Car si les circonstances devenaient tragiques,
J'aurais alors le pouvoir d'y remédier.
Je rentrais ensuite dans ma demeure,
Allais fumer ma pipe auprès du feu
Pour profiter de la douce chaleur
Et me reposer un peu.
Je songeais à mes torts
Et à l'honneur qui m'avait été fait.
Puis, je réfléchissais encore
Aux aventures qui m'attendaient...
